StomatologieChirurgie oncologique orale

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Tumeurs de la Cavité Buccale

Tumeurs de la Cavité Buccale

Le geste

Traiter avec précision pour préserver la fonction et l'esthétique.

Approche

Une lectureavant le geste.

es tumeurs de la cavité buccale regroupent des lésions très diverses : tumeurs bénignes des muqueuses (fibromes, papillomes, épulis), tumeurs salivaires, leucoplasies et carcinomes épidermoïdes. Le diagnostic précoce est déterminant pour le pronostic des formes malignes, dont la cavité buccale est l'une des localisations les plus fréquentes de la tête et du cou.

La prise en charge chirurgicale comprend l'exérèse de la tumeur avec des marges de sécurité adaptées, et la reconstruction du défect muqueux ou osseux selon l'importance de l'exérèse. Pour les tumeurs malignes, un évidement ganglionnaire cervical peut être associé, et une radiothérapie ou chimiothérapie adjuvante peut être nécessaire.

L'objectif est de traiter efficacement la lésion tout en préservant au maximum les fonctions essentielles : mastication, déglutition, phonation et esthétique. La collaboration multidisciplinaire garantit la meilleure prise en charge globale.

« Une approche personnalisée avant toute intervention. »

Déroulement

Comment se déroulel’intervention.

01

Étape 01

Bilan diagnostique

Biopsie diagnostique en première intention pour analyse anatomopathologique. Scanner cervico-facial et/ou IRM pour le bilan d'extension. TEP-scan si tumeur maligne. Réunion de concertation pluridisciplinaire pour les cas malins.

02

Étape 02

Anesthésie & hospitalisation

Anesthésie générale. Hospitalisation de 1 jour à plusieurs jours selon l'étendue de l'exérèse et la reconstruction nécessaire.

03

Étape 03

Exérèse & reconstruction

Exérèse avec marges adaptées. Reconstruction par suture directe, greffe muqueuse ou lambeau selon le défect. Durée : 1 à 6 h selon la complexité.

04

Étape 04

Suites & surveillance

Alimentation liquide puis molle les premiers jours. Bains de bouche pluriquotidiens. Surveillance oncologique rapprochée pour les tumeurs malignes. Contrôle à 3, 6 et 12 mois.

Fiche & Sensation

5 repères

Pendant le geste

Ce que vousallez ressentir.

Douleurs et gêne fonctionnelle variable selon l'étendue de l'intervention. La mastication et la déglutition peuvent être temporairement limitées. Une rééducation orthophonique peut être nécessaire après les résections étendues.

Confort prioritaire

Indication

Tumeur bénigne ou maligne de la cavité buccale

Durée opératoire

1 – 6 h selon la complexité

Anesthésie

Générale

Hospitalisation

1 jour – plusieurs jours

Surveillance

Oncologique rapprochée si maligne

À éviter

Contreindications

Une consultation préalable permet d’écarter tout facteur de contre-indication. La liste ci-contre n’est pas exhaustive.

  • État général incompatible avec l'anesthésie générale
  • Troubles de la coagulation sévères
  • Tumeur non accessible sans morbidité majeure

Questions fréquentes

3 réponses

Ce que l’onnous demande.

Cliniquement, une lésion ulcérée, indurée, ne cicatrisant pas en 2 semaines, douloureuse au contact ou saignant spontanément doit être biopsiée sans délai. Seul l'examen anatomopathologique donne le diagnostic définitif.

Oui, ce sont les deux principaux facteurs de risque du carcinome épidermoïde de la cavité buccale. Leur association est synergique et multiplie le risque considérablement. L'arrêt est impératif dès le diagnostic.

Après une résection limitée, oui rapidement. Pour les résections étendues avec reconstruction, une rééducation est nécessaire. La récupération fonctionnelle dépend de la localisation et de l'étendue de l'exérèse.